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Tolkien et le Druidisme Nordique des îles Okney (Mythologie)

 
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Veigsidhe Karvgwenn
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MessagePosté le: Jeu 22 Nov - 19:27 (2018)    Sujet du message: Tolkien et le Druidisme Nordique des îles Okney (Mythologie) Répondre en citant

Tolkien et le Druidisme Nordique des îles Orkney.


Tolkien et le monde Mythologique Nordique:
Comme beaucoup l’on remarquer ,J.R.R Tolkien sait inspirer de la mythologie nordique!
On peut le voir de plusieurs Façon dans ses livres , dans le Hobbit , les nains sont tous des noms de nains des légendes germanique et nordique .
je vous en parlerais dans quel que temps et un livre sortira sur les légendes nordique (intitulé les légendes de Asgard).
Dans le seigneur des anneaux Tolkien!ajoute un anneau à l’histoire ceci fais penser à l’anneau des Nibelungen ,il n’ a pas que cela ,dans la désolation de Smaug ce dragon terrible qui deviens un gardien avars !viens  lui de Fafnir le dragon que Sigurd fit périr .
Oui beaucoup de sujets et de livres de Tolkien sont tirer directement de la mythologie nordique est ce ,n’est pas un hazard ;J.R.R Tokien étais d’origine  germanique mais naturalisé Anglais, malgré  que il étais chrétien et fervent il na pas oublié les dieux de Asgard ni oublié la religion des druides , qui de ma part disons le Tolkien secrètement étais un druide germano-celte et avais des connaissances  dans la mythologie slaves aussi .


source: 
https://midgardfrance.wordpress.com/2016/04/18/tolkien-est-le-monde-mytholo…



 
 
 
 
 
 
 
 


Tolkien et les elfes : Influence de la mythologie Irlandaise:
J.R.R. Tolkien s’est inspiré de nombreuses mythologies pour façonner son propre monde. On considère le plus souvent que sa principale source d’inspiration vient des sagas nordiques ou celtiques, que ce soit à propos de l’histoire, des dieux ou des langages, mais il est moins courant d’entendre parler de l’influence de la mythologie irlandaise, qui pourtant y tient une place de choix.




Et pour cause : le rapport aux légendes irlandaises est subtil, moins évident que ses consorts nordiques. Beaucoup l’ignorent, associant souvent l’inspiration de Tolkien aux légendes celtiques d’origine plutôt galloise, alors que l’influence irlandaise est à la base de la race la plus fondatrice de la terre du milieu : la race des Elfes.



A l’époque de Tolkien, les elfes étaient à des centaines de lieues de la représentation qu’on leur attribue de nos jours. Loin d’être une belle figure élancée, gracieuse et douée dans les arts créatifs, l’image de l’elfe avait été modelée au 19e siècle pour ramener ces créatures du folklore a ce que nous appelons maintenant “fées”, des êtres graciles de quelques centimètres de haut dotés de petites ailes papillonnantes. C’est Tolkien qui va contribuer à changer tout ça, et redorer l’image des elfes dans l’inconscient collectif. Son œuvre va par la suite influencer des millions de lecteurs et des milliers de livres d’Heroic fantasy, donnant ses lettres de noblesse aux “oreilles pointues”. Mais l’image de l’elfe du Seigneur des Anneaux n’est pas une trouvaille sortie de nulle part : Tolkien s’est pour cela librement inspiré des légendes irlandaises… Au cours de ce billet, nous allons donc voir comment Tolkien a placé ses elfes au centre de son œuvre, quelles sont leurs influences, et quels sont les points communs entre mythologie tolkienienne et mythologie Irlandaise.


Les elfes au coeur de la mythologie de Tolkien
Indéniablement, les elfes sont la pièce majeure de l’univers de Tolkien, le pilier autour duquel son monde tourne et vit.


Même un lecteur qui n’a lu (ou vu) que le Seigneur des Anneaux s’en rendra compte dès la première lecture, par l’utilisation du langage. Tolkien était un linguiste avant d’être un romancier, et a structuré son monde a partir de sa langue. Il parlait couramment une dizaine de langues, dont certaines étaient mortes depuis bien longtemps ; a l’université, il s’amusait à créer des langages puis à leur inventer une histoire, créer une civilisation. Il a ainsi procédé pour la majeure partie de son univers. Comme une myse en abyme de son activité créatrice, il a d’ailleurs écrit, lors de la création du monde dans le Silmarillion, que c’est par les chants que les paysages se sont façonnés et que la vie est apparue. L’elfique est ainsi la langue la plus représentée dans la totalité de l’oeuvre tolkiennienne :


Dès que le récit évoque une époque lointaine, des sagas oubliées, des reliques des temps passées, les inscriptions, poésies et autres chansons vont être retranscrites au lecteur en langage elfique. Dès que l’on nous parle d’un lieu ancien, on nous indique son nom en elfique, suggérant que l’Elfe, à l’instar du latin pour nous, est la langue du passé, des légendes, mais également de l’histoire du monde de la Terre du Milieu.
De tous les langages que Tolkien a créé, ce sont les dialectes elfiques qu’il a le plus travaillé. Il a créé plusieurs dialectes parlés par le peuple elfe (Quenya, Sindarin…), dont deux complets, tandis que les autres races (Nains, Orques, etc.) n’ont eu droit qu’à des alphabets incomplets et des esquisses de linguistique.
Le langage est au coeur du monde de Tolkien, et l’elfique est au cœur du langage de la Terre du Milieu. Comment ne pas en déduire que les elfes sont eux-même au centre de cet univers ?


Sans plonger dans les détails de la création du monde, des elfes et de leur histoire longue et tourmentée, il est aisé de constater à quel point les elfes sont supérieurs aux autres races : ils sont plus beaux, plus adroits, plus artistes, plus gracieux, plus puissants, immortels… Ce sont quasiment des demi-dieux, dotés de toutes les qualités, évoluant dans le monde mortel mais n’étant pas soumis à toutes ses lois (la temporalité notamment). C’est le peuple phare des romans, ceux qui sont à l’origine de tout, même du Mal : les orques sont des elfes corrompus, et Melkor puis Sauron sont issus des Valar… Ce n’est que bien plus tard qu’arriverons les humains et que les elfes finiront par devoir quitter ce monde.
La mythologie Irlandaise et ses influences sur les Elfes
Comme je l’ai dit plus haut, les elfes ne sont plus les petites fées insignifiantes du 19e siècle. Tolkien a recréé une race, une race pour laquelle on ne peut s’empêcher de trouver une similitude avec les Thuata Dé Danaan irlandais. Mais qui sont-ils ? Les Tuatha Dé Danaan sont une peuplade mythique des légendes irlandaises. Selon les vieux textes, c’est un peuple de demi dieux qui seraient arrivé en Irlande il y a bien longtemps (plusieurs milliers d’année avant J-C) pour envahir les terres. Au vu de leurs capacités et de leur puissances, ces êtres plus grands, plus fins et plus gracieux que des hommes (ça vous rappelle quelque chose?) sont arrivés sur l’île, ont brulé leur bateaux, puis se sont alors jeté en pleine guerre avec les Fomorians, une tribu guerrière qui pillait les environs…. Tout comme les Noldor arrivèrent, brulèrent leurs bateaux et combattirent Melkor. Et devinez quoi ? Les Fomorians étaient menés par Balor à l’Oeil Mauvais (Balor Evil Eye), un géant dont l’oeil unique tuait toute personne qu’il regardait. Le mélange entre Balor et L’Oeil de Sauron ne parait pas si improbable, si ? Par la suite il n’est pas difficile de faire certains parallèles avec de nombreux héros et divinités des Tuatha, notamment entre Nuada Silverhand (Nuada à la Main d’Argent), un Tuatha qui perdit sa main dans une lutte contre les Firbolg, et le Celebrimbor (“Main d’argent” en Sindarin) de Tolkien. Les similitudes entre elfes et Tuatha sont légions, en faire une liste exhaustive serait trop long, mais je pense que vous avez saisi l’idée.


Ceci dit, si la similitude sarrêtait là, ça serait trop simpliste : ce n’est pas seulement une question d’apparence ou d’histoire qui lie les deux mythologies, mais également une question de chronologie et de destinée.


La mythologie Irlandaise et la Mythologie de Tolkien : les mêmes destinées ?
Le point de comparaison le plus intéressant sur ce sujet concerne, à mon humble avis, les destinées de ces deux mythologies et la manière dont elles sont présentées.


La mythologie de Tolkien s’oganise en Ages : 1er, 2e, 3e, 4e Age… Chaque Age est marqué par ses propres évènements, ses propres guerres. Mais également par la lente disparition de la magie… et des elfes. A la fin du 3e age, quasiment tous les elfes quittent la terre du milieu pour se rendre à l’Ouest, un lieu mythique qui est à la fois dans ce monde et à la fois totalement en dehors : lorsque l’on y part, on n’en reviens pas. Vient alors l’âge des humains, âge qui verra doucement disparaitre la magie et les dernières créatures féériques restantes.
La mythologie Irlandaise, elle, s’organise en cycles : Le cycle mythologique, où les Tuatha sont au centre de l’action, le cycle de Ulster, où les descendants des Tuatha accomplissent encore de prodigieux exploits, le cycle de Fenian, où les héros utilisent toujours armes magiques et capacités surhumaines, puis le cycle historique, où les héros sont moins héroïques et où la mythologie celte laisse la place aux grands rois chrétiens. Les Tuatha, voyant leurs terres contestées par les peuplades d’hommes venues réclamer le territoire, vont signer un pacte avec eux : les hommes vivront sur les terres d’Irlande, tandis que les Tuatha vivront sous les terres. Ils iront loger sous les vieux tertres irlandais et disparaitre, eux aussi, au yeux du commun des mortels, ne ressortant que lors des nuits où la barrière entre monde des fées et monde des hommes s’atténue, comme Halloween.
Les deux mythologies respectent ainsi cette logique de cycle, de puissance déclinant lentement, où des êtres supérieurs vont laisser la place au royaume des hommes, pour le meilleur comme pour le pire. Dans le Seigneur des anneaux, on voit déjà à travers les hobbits et les royaumes humains que les elfes sont à la limite de la légende : la forêt de Galadriel terrifie, on raconterait qu’une reine sorcière y vivrait… Les peuples ne connaissent les elfes que par les légendes et les on-dit. Après la Guerre de l’Anneau, lorsque les derniers elfes quitterront la Terre du Milieu, Tolkien nous laisse deviner que petit à petit elfes, nains, ents et hobbits disparaitront peu à peu, pour se rapprocher du folklore et laisser place à l’Age de l’Homme. C’est exactement ce qui s’est passé avec la mythologie Irlandaise. Les récits des vieux textes parlaient de peuples braves et fiers, plus puissant que des hommes et dotés d’une magie impressionante… Mais les Tuatha sont descendus sous terre, et les siècles passant, ils sont devenus de l’histoire ancienne, oubliée. De nos jours peu nombreux sont les gens qui sauront vous parler des Tuatha d’autrefois, et lorsque vous leur parlerez des dieux et autres créatures féériques d’Irlande ils vont répondront en terme de Leprechauns et autres petits lutins rigolos. On peut dire qu’en irlande comme partout au moyen-âge, la chrétienté a bien fait son travail en réduisant ces terribles créatures bien vivantes dans l’inconscient collectif en de petites et ridicules fées se limitant aux histoires tard le soir au coin du feu…


L’oeuvre de la vie de Tolkien a été de recréer une mythologie pour sa nation, l’Angleterre, dont il déplorait la pauvreté. Je pense que l’on peut dire que c’est un pari accompli. En se plaçant à un niveau de lecture adéquat, on peut voir les textes de Tolkien comme des authentiques parchemins datant d’une époque qui aurait existé. D’où la multiplicité des versions différente de la même histoire, la lourdeur de son style…. C’est le livre rouge de Bilbo qui est présenté au lecteur, pas Le Seigneur des anneaux édition pocket !Si l’on voulait se pencher sur la mythologie de l’Irlande et la Mythologie de Tolkien sans savoir que cette dernière est fabriquée de toute pièce, bien malin celui qui devinerait que ce n’est que de la fiction, et ne traiterait pas les deux de la même manière.



Sur ce s’achève ce petit aperçu du rapport entre les elfes de Tolkien, son monde, et ce qu’il a pu emprunter – consciemment ou non – à la mythologie Irlandaise pour créer son chef-d’oeuvre. En espérant que cela vous aura intrigué/intéressé, je clôture donc le dernier article de la contribution de Amha à cet excellent projet qu’est le dossier multiblog sur le Seigneur des Anneaux. Au plaisir de se lancer de nouveau dans une telle initiative prochainement !


Source:
https://www.amha.fr/3833-tolkien-et-les-elfes-influence-de-la-mythologie-ir…


La relation l’œuvre tolkienienne à l’imaginaire et plus largement à la culture celtique, semble avoir été immédiatement perceptible pour bien des lecteurs, mais finalement mal comprise. Combien d’entre nous on d’abord pensé à la littérature arthurienne comme première source de la Terre du Milieu alors qu’elle s’avère à l’étude plus faible et plus éparse que la littérature de vieil islandais ?
Sur la nomenclature, on se souvient de la réaction du lecteur d’Allen & Unwin évoquant les « noms celtiques exorbitants » du Silmarillion de 1937. Certes, l’auteur précise avec un certain agacement « qu’ils ne sont pas celtiques ». Mais l’erreur d’un lecteur sans culture celtisante ne provient-t-elle pas au moins partiellement de l’influence du vieux gallois sur la création du sindarin (alors encore appelé « gnomish »).
Tout d’abord intéressons-nous aux sentiments de l’homme vis-à-vis des pays celtes et de leur culture. Tolkien revendiqua toujours son goût pour la langue galloise mais le gaélique irlandais ne lui plaisait guère. Ce qui ne l’empêche de ressentir une profonde sympathie pour la terre d’Irlande et son peuple. Chez un auteur qui se sent avant tout anglais et agacé par l’idée ‘britannique’ et le concept de Common Wealth, cela pourrait paraître un peu étrange, surtout au regard de la longue et difficile histoire qui lie les deux îles. Mais le catholicisme de Tolkien est, je n’en doute pas, le premier pont qui le rend sensible à l’âme irlandaise. C’est ce que suggère le texte de George Sayer, Recollections of J.R.R. Tolkien. L’auteur qui a connu Tolkien écrit :


« Once he spoke to me of Ireland after he had spend part of the summer vacation working there as an examiner : “It is as if the earth there is cursed. It exudes an evil that is held in check only by Christian practice and the power of prayer” [...] He thought hatred of Catholic was commonin Britain. His mother, to whom he was most deeply devoted, wasa martyr because of her loyalty to the Catholic faith, and his wife, Edith was turned out of her guardian’s house when she was received into the Church. In 1963, he wrote in a letter :
“And still goes on. I have a friend who walked in procession in the Eucharistic Congress in Edinburgh, and who reached the end with the face drenched with spittle of the populace which lined the road and were only restrained by mounted police from tearing the garments and faces of the Catholics”.


Tolkien : A Celebration, p. 13




Si Tolkien n’aime pas l’idée moderne ‘britannique’, ce n’est aucunement par fierté anglaise (‘overmastering pride’ eut dit le professeur) ou par mépris des gallois et écossais (contrairement à ce que pourrait croire avec ses a priori naturels, un lecteur hanté par les formulations ne se conformant pas au sacro-saint ‘politiquement correct’). Il s’agit en fait d’un problème étymologique.
L’usage commun du terme « british » ne plaisait pas du tout à Tolkien qui préférait considérer le mot dans son sens premier comme en témoigne sa conférence de 1955, English and Welsh:


« In this story [> La vie de St Guthlac, par Felix de Crowland] we find the term ‘british’ used. In the Anglo-saxon version of the Life the expression Bryttisc sprecende appears. This no doubt ispartly due to the Latin. But Brettas and the adjective brittisc, bryttisc, continued to be used throughout Old English period as equivalents of Wealas (Walas) and wielisc (waelisc), that the two terms were combined in Bretwalas and bretwielisc.
In modern England the usage has become disastrously confused by the maleficent interference of the Government with the usual object of governments: uniformity. The misuse of British begins after the union of the crowns of England and Scotland, when in a quite unnecessary desire for a common name the English were officially depreived of their Englishry and the Welsh of their claim to be the chief inheritors of the title of British”


MC ; p. 182




A propos de l’opposition des anglais et des peuples dits « celtes » (Tolkien accepte le terme à contrecoeur), il se montre hostile à la persistance populaire de l’idée raciale, en allant même jusqu’à présenter cet a priori, fait rarissime chez notre auteur, comme un mythe faux !


“In that case they are and were not either ‘Celts’ or ‘Teutons’ according to the modern myth that stillholds such an attraction for many minds. In this legend, Celts and Teutons are primeval and immutable creatures, like a triceratops and a stegosaurus (bigger than a rhinoceros and morepugnacious as popular palaentologists depict them), fixed notonly in shape but in innate and mutable hostility, endowed even in the mists of antiquity, as ever since, with the pecularities ofmind and temper which is still observed in the Irish or Welsh one the one hand,and the English on the other : the wild incalculable poetic Celt, full of vague and misty imaginations, and the Saxon, solid and practical when not under the influence of beer. Unlike most myths this myth seems to have no value at all.”


MC ; p. 171-172




Juste après la citation d’un extrait du Mabinogi de Pwyll, il se fait plus virulent, avant d’évoquer les langages qu’il juge – à raison – plus concrets que les concepts raciaux :


“A very practical man was this Pwyll, or the writer who described him. Can he have been a ‘Celt’ ? He had never heard of the word, we may feel sure ; but he spoke zand wrote with skill what now we classify as a Celtic language : Cymraeg, which we call Welsh.
That is all that I have to say at this time about the confusion between language (and nomenclature) and ‘race’ ; and the romantic misapplication of the terms Celtic and Teutonic (or Germanic). Even so I have spent too long on these points for the narrow limits of my theme and time ; and my excuse must be that, though dogs that I have been beating my seem to most of those who are listning to me dead, they are still alive and barking in this land at large”.


MC ; p.173




Revenons à la lettre 19. Un point important est que le lecteur d’Unwin ne se contente pas de trouver les noms du Silmarillion celtiques, mais précise plus étrangement à propos du texte en lui-même : « Il y a quelque chose de cette beauté folle, aux yeux brillants, qui déconcerte les Anglo-Saxons lorsqu’ils contemplent l’art celtique » (Letters p.25 ; bio, p. 169) Voilà une réponse qui involontairement (le lecteur ne pouvait en avoir l’intention, ne connaissant pas l’intention des mythes tolkieniens) devient ironique, lorsque l’on sait que le projet original de Tolkien avec le Silmarillion fut d’écrire une mythologie pour l’Angleterre. Aussi, ne nous étonnons pas de le voir réagir vivement à ces propos. Mais les mots de Tolkien en réponse à Stanley Unwin sur les termes de son lecteur peuvent porter à confusion : ils ne montrent pas assez le double sentiment de l’écrivain à l’égard de la culture celtique tout en gardant un certain hermétisme dans la formulation : « I do know Celtic things (many in their original languages Irish and Welsh) and feel for them a certain distaste : largely for their fundamental unreason. They have bright colours, but are like broken stained glass window reassembled without design. They are in fact mad as your reader said – but I don’t believe I am.”


La sorte de « dégoût » dont parle Tolkien est-elle vraiment représentative de l’appréciation de l’auteur vis-à-vis des mythes celtiques ? Je m’avancerais à dire que non. Remise dans son contexte, on peut comprendre que par cette formule Tolkien cherche à montrer une chose : son inspiration principale n’est pas celtique contrairement à l’idée d’un lecteur qui ne s’est sans doute basé que sur ses impressions. La métaphore qu’utilise Tolkien pour évoquer la « folie » celtique rejoint le problème de la cohérence interne aux mythes. Le Silmarillion, comme le christianisme et l’ancienne religion scandinave, trouve son sens profond dans sa construction eschatologique. C’est au moins certain pour la version de 1937 soumise au lecteur de Unwin (Cf. HoME V)). Et ça l’est aussi pour les versions plus tardives puisque le centre des textes de HoME X se situe bien dans les concepts d’Arda « Marred » et de la renaissance d’une Arda post-histoirque nommée « Arda Unmarred ». Tous les mythes des jours valinoriens, toutes les légendes du Premier Age sont précisément liés entre eux : la notion du destin d’Arda est déjà présente dans la musique des Ainur et tous amènent à la Dernière Bataille. A propos de l’histoire de Maeglin , Tom Shippey parle à raison de la boule de neige qui devient avalanche – mais ce n’est qu’un exemple parmi d’autres.


Tout est lié ici, comme dans les mythes scandinaves où le meurtre de Baldr par la complicité de Loki prépare à long terme le Ragnarök. Les légendes impliquant des héros humains sont également ancrées dans cette histoire supérieure dont la fin est déjà écrite. Ainsi tous les hauts faits de Sigurdr et sa mort sont encore conséquences et illustrations du destin de la Terre (lequel est conté dans la Völuspa). Il est, par exemple, facile de remonter au rôle indirect de l’Ase Loki dans la tragique histoire des Völsungs à la lecture de la Reginsmal. Comme pour le Silmarillion, on a une architecture mythologique suffisamment claire pour y trouver un sens, une raison.
La « fundamental unreason » qu’évoque Tolkien pour les mythes celtiques tient beaucoup, je crois, à l’aspect épars dans lequel les légendes celtiques nous sont parvenues. Nous n’avons pas, pour les celtes, un texte comme l’Edda prosaïque, qui éclaire tant la religion des vikings. Les textes gallois et irlandais nous apparaissent parfois insensés car ils puisent dans une source orale qui nous est en grande partie cachée à jamais et que l’on tente continuellement de déduire par les textes et l’archéologie.




Mais est-ce uniquement cela ? Car de toute évidence, Tolkien sait que la cohérence interne de ces textes existe même si lecteur moderne ne peut pas toujours l’entrevoir et même si les auteurs ne sont souvent que les lointains héritiers d’une tradition orale qu’ils ne peuvent plus appréhender que comme un souvenir d’une culture sur laquelle ils fondent leur littérature. Si la christianisation de l’Irlande date du VIème siècle, on doit se rappeler que les Bretons d’Albion avaient déjà embrassé la foi chrétienne bien avant, même si leur liturgie n’a guère de rapports avec celle de Rome. Repoussés vers l’ouest de l’île, par l’envahisseur germanique leur animosité est trop grande pour qu’ils acceptent la volonté du pape d’évangéliser les Anglo-Saxons. Il faut attendre le pape Grégoire le Grand (590-604) pour que soit envoyée la première mission sur l’île visant à convertir les Anglo-Saxons. Ainsi, les Bretons n’ont plus de religion « celte » à une époque où les Anglo-Saxons (installés sur l’île depuis déjà deux cent ans) sont encore des païens. On peut donc supposer sans trop se hasarder que les auteurs des textes gallois du XIIIème siècle, ne sont plus familiarisés avec leur ancienne religion, et ce qu’ils rapportent les dépassent.
Où se situe donc le caractère irraisonné que Tolkien reprochait à cette littérature ? Est-ce l’aspect excessif de certains textes dans lesquels l’influence de la littérature orale a donné naissances à des formes écrites bâtardes ? Des oeuvres comme le gallois songe de Rhonabwy ou la Tain irlandaise offrent pourtant un savant équilibre de la narration. Et le plus paradoxal reste que l’un des textes gallois où l’extravagance de l’oral est le plus présent, en l’occurrence Kulwch et Olwen (souvenons-nous, par exemple, de l’incroyable liste des travaux à effectuer que demande le géant Yspaddaden pour offrir la main de sa fille) s’avère être celui qui fournit la trame du Conte de Beren et Luthien!
Dans son essai English and Welsh déjà cité, Tolkien citte un passage du mabinogi de Pwyll et évoque le conte de Lludd et Llefelys. Il considère (MC ; p. 189) le livre rouge de Hergest comme un des trésors de la littérature galloise médiévale. Il s’agit certes d’une vérité de Lapalisse… mais cela montre une tonalité bien différente de la lettre 19. Dans le même registre, on peut continuer à s’étonner qu’un homme qui dit n’avoir que peut de goût pour la littérature celtique choisisse d’insérer deux mythes irlandais dans son projet The Lost Road comme le précise Verlyn Flieger. Même si ces textes ne furent jamais écrit, on a bien trace de l’intention : Christopher Tolkien (HoME V, p. 77-78) rappelle les notes de son père. Au livre devait être inclus « a Tuatha-de-Danaan story, or Tir-nan-Og ». L’idée d’une histoire concernant Finntan, le plus vieil homme d’Irlande, même si elle n’aboutit pas, trouva un prolongement dans ses propres légendes avec les allusions à l’âge de Tom Bombadil et de Fangorn dans le Seigneur des Anneaux.




En fait, l’influence celtique sur la création de Tolkien est plus large qu’il ne veut bien le laisser entendre. Ainsi le lecteur de History of Middle Earth se souviendra que les terres du Beleriand, cœur des légendes du Premier Age eu d’abord pour nom Broceliand dans les anciennes versions du Silmarillion tout comme dans l’immense Lai de Leithian.
Des grands thèmes celtiques qui se retrouvent dans l’œuvre tolkienienne, il y a en tout premier lieu, celui de la temporalité féerique par opposition au temps humain. Verlyn Flieger rapproche (A Question of Time ; p. 249) avec justesse le fait que Pwyll (dont, on l’a vu Tolkien cite le Mabinogi dans English and Welsh) pénètre dans l’Autre Monde par une forêt avec « la physique et la métaphysique de la Lorien ».
Toujours sur la notion de temps, le sentiment d’une fin d’époque est aussi un thème très cher à Tolkien. Ce n’est pas par hasard si la seule histoire arthurienne qu’il écrivit traite de la Chute d’Arthur. Les œuvres arthuriennes sont déjà en elles-mêmes des témoignages de fin d’époque (on est plus dans le mythe celtique, mais dans une littérature qui s’en inspire tout en s’en éloignant) mais l’histoire de la chute de Camelot, que ce soit dans l’œuvre française La Mort le Roi Artu, ou dans les textes d’Angleterre comme l’anonyme LaMorte Darthur ou la version plus tardive de Malory, on assiste à la fin d’un monde semblable à celle du Seigneur des Anneaux. D'aucuns ont par ailleurs souligné les rapports entre le couple Arthur/Merlin et Aragorn/Gandalf ou ceux d'Anduril à la lame de Perceval dans le Conte du Graal ou encore Excalibur.
Tolkien (qui comme on l’a vu plus haut préfère évoquer les langages que les ‘races’ de l’île de Bretagne) trouve enfin et surtout dans le gallois une profondeur historique qui mythifie l’île entière, comme une splendide fenêtre sonore sur un passé qui n’en devient que plus légendaire et qu’il ne pouvait éviter même si son but premier fut une mythologie pour l’Angleterre : « Welsh is of this soil, this island, the senior language of the men of Britain ; and Welsh is beautiful». (MC ; p. 189).
J’ai exprimé plus haut que le lecteur ayant exagéré le caractère celtique de la Terre du Milieu et négligé au passage l’influence scandinave et chrétienne, Tolkien s’est sans doute un peu emporté dans la lettre 19. Mais, on peut voir encore dans la réponse de Tolkien, l’illustration de sa colère vis-à-vis de la recherche des « sources » mythologiques et linguistique de la Terre du Milieu. Colère… qu’il n’a cependant plus à l’égard des sources de ses langues inventées quelques années plus tard puisqu’il écrit noir sur blanc dans la note 33 d’English and Welsh : « If I may once more refer to my work, The Lord of the Rings, in evidence : the names of persons and places were mainly composed on patterns deliberately modelled on those of Welsh (closely similar but not identical) ». Mais le cher professeur n’était pas à une contradiction près...
smile 3d



Voilà donc pour mes petites réflexions. Si quelqu’un veut venir compléter (ou discuter) le sujet, vous êtes sur le bon fuseau !

-Laurent/Cirdan-

source:
https://www.jrrvf.com/forum/noncgi/Forum1/HTML/000893.html



 
 

 
 
 
 
 
 
La réécriture des mythes européens dans le Seigneur des Anneaux. Deuxième partie.L’inspiration païenneLes noms de Gandalf, Boromir, Gimli, ou ceux des Nains du Hobbit vous rappellent-ils quelque chose ? Ils sont tirés directement ou légèrement modifiés de l’Edda poétique. Ce texte est un recueil de poèmes qui sont l’œuvre des Scaldes, les bardes scandinaves anciens, et furent composés à une époque incertaine avant d’être rédigés en vieux norrois et rassemblés dans un manuscrit islandais au XIIIème siècle. L’Edda poétique ou Ancienne Edda est aujourd’hui, avec l’Edda de Snorri ou Jeune Edda, la matière principale pour qui veut étudier la mythologie nordique. Tolkien en a fait, avec ses comparses de la société littéraire des Coalbitters, une traduction dont il a su s’inspirer. Mais il ne s’agit pas de sa seule source tirée du paganisme ancestral des peuples d’Europe. En fervent catholique, Tolkien pensait, comme l’Eglise, qu’il y avait une vérité dans la mythologie païenne, car c’était l’une des manières que le Dieu chrétien aurait employées pour se révéler aux hommes avant l’Incarnation en Jésus. On trouve ainsi dans son univers des traces de sa connaissance et de son respect des croyances pré-chrétiennes, qui ont d’une certaine manière perduré à travers le catholicisme, qui a su, ou dû, intégrer les éléments spirituels européens.


On retrouve par exemple dans le Seigneur des Anneaux une forme de culte solaire, à commencer par Gandalf qui annonce que « des ombres, une lumière jaillira ». Pour libérer Minas Tirith, les cavaliers du Rohan chargent à l’aube, annoncés par le chant du coq, animal éminemment lié au soleil. Ils avaient eux-mêmes été sauvés, lors du siège au Gouffre de Helm, par un renfort arrivé aux premières lueurs du jour : Gandalf et Erkenbrand, fameux guerrier Rohirrim reconnaissable à son bouclier rouge, arrivent juste à temps, alors que les défenseurs faiblissaient. C’est à cette occasion qu’Aragorn répond à un Gamling en proie à l’abattement que « l’Aube est toujours signe d’espoir pour les Hommes ». Il est également notable que le départ de la Communauté se fait une nuit de décembre, au plus profond de la saison sombre, tandis que la victoire sur Sauron et la destruction de l’Anneau adviennent le 25 mars ; il s’agit de l’ancienne date de l’équinoxe de printemps, où la durée du jour redevient égale à celle de la nuit, annonçant le retour de la vie et de l’espoir. Ce n’est pas non plus pour rien que le soleil est absent du Mordor. C’est la terre de l’Ombre et des ténèbres, dont le seigneur, Sauron, lutte en esprit contre Galadriel, la reine des Elfes de la Lothlórien dont le nom signifie « Dame de Lumière ».


Le personnage de Galadriel évoque tour à tour plusieurs figures féminines des mythes de la vieille Europe. Son « miroir » d’eau rappelle la fontaine enchantée de Barenton que Chrétien de Troyes, travaillant également une matière païenne qu’il christianise, décrit dans Yvain ou le Chevalier au lion. Galadriel elle-même ressemble à la fée Morgane, qui est une figure positive chez Chrétien de Troyes, envoyant par exemple Arthur blessé à Salisbury – ainsi que le fera Galadriel pour Frodo à la toute fin (en effet, bien que l’aspect arthurien d’Aragorn soit manifeste ainsi que nous le verrons, c’est pourtant Frodo, meurtri dans sa chair et dans son âme, qui sera emmené à Avalon pour s’y reposer). Ce n’est pas un hasard si Tolkien a nommé « Avallonë » la principale ville de l’île la plus proche des terres divines de l’Ouest. Galadriel peut également être présentée comme une jumelle de la Dame du Lac, par ses vêtements et ses attributs – blancheur et lumière – ou sa relation à l’eau, marquée par son miroir mais aussi par son Anneau de Pouvoir, Nenya, lié à l’élément aquatique. Elle est de façon plus générale une figure celtique, celle de la femme incarnant la souveraineté : c’est elle qui dispense les dons, et non son époux Celeborn. Pour toute cette symbolique, elle est à rapprocher de la déesse celtique Belisama, « la très brillante » ou « la très rayonnante », dont le pendant masculin est Bélénos, qui était le dieu celte lumineux par excellence, ce pourquoi il a été associé au dieu solaire greco-romain Apollon ou au dieu nordique Baldr. Belisama et Bélénos étaient tout particulièrement célébrés lors de Beltaine, la fête du 1er mai qui marque le passage de la saison sombre à la saison claire[1]. Galadriel, enfin, est également une incarnation de la Dame du roman courtois, ainsi que l’illustre sa relation avec Gimli : après leur rencontre, le Nain sera prêt à défendre par les armes son honneur, comme lors de la comique querelle avec Éomer.


Tolkien emprunte quelques thèmes au roman courtois médiéval, qu’il a longuement étudié. L’image du Chevalier bien sûr, tels Aragorn et Boromir, ainsi que celle du paysan mal dégrossi qui s’ennoblit comme le fit Perceval, que l’on retrouve chez les Hobbits Merry, Pippin et Sam. Frodo a aussi des traits de Gauvain, auquel Tolkien consacre une conférence en 1953 qui fait suite à sa traduction, en 1925, de Sire Gauvain et le chevalier vert. Tout comme le Chevalier d’Arthur qui, malgré son échec symbolique puisqu’il accepte une protection magique, survivra à son affrontement avec le chevalier vert en gardant une cicatrice, Frodo échouera au moment d’accomplir sa mission et en portera le stigmate, sa main mutilée. Tolkien prend toutefois une certaine distance avec la matière de Bretagne, pour plusieurs raisons et notamment, comme il l’explique dans une de ses lettres, parce qu’elle « fait partie intégrante de la religion chrétienne et la contient implicitement ». Il ne s’agit pas d’un rejet du christianisme, loin de là comme nous le verrons, mais d’une volonté de ne pas s’y rattacher systématiquement.


Autre personnage féminin symbolique et, sur la fin, Dame de roman courtois, Eowyn aussi est une figure de la souveraineté. Elle conduit le royaume du Rohan en l’absence de son oncle Theoden et, par son union avec le noble gondorien Faramir – qu’elle choisit –, scelle l’alliance entre les deux grandes puissances de la Terre du Milieu. Aragorn la trouve « belle et froide, comme un pâle matin de printemps, non parvenue à la plénitude de la femme ». Elle est initialement une vierge guerrière à l’image de la déesse Artémis ou de Camille dans l’Énéide : « Femme, sa main ne sait le fuseau de Pallas, / Ni ses travaux, mais, vierge, apprend les durs combats. » Réalisant une ancienne prophétie en tuant le Roi Sorcier, premier lieutenant de Sauron, elle deviendra pourtant vraiment femme quand elle posera son épée. C’est l’instant où elle accepte de devenir « guérisseuse » et de célébrer la vie au côté de son époux : « J’aimerai tout ce qui pousse et n’est pas stérile. » Elle est une figure de la femme scandinave, qui sait labourer, s’occuper du foyer, et aussi prendre les armes quand cela est nécessaire.


Une autre femme est la raison de la quête du héros, Aragorn, comme souvent dans les romans courtois mais aussi, déjà, dans le mythe fondateur de la civilisation européenne, l’Iliade. Aragorn n’entreprend la reconquête de ses royaumes que pour pouvoir épouser la princesse elfe Arwen, car son père Elrond refuse de lui accorder sa main tant qu’il n’a pas prouvé en être digne. Arwen, complément de la souveraineté et symbole de la fertilité protégée par la chevalerie, revitalise la race des semi-elfes dont sont issus les rois du Gondor : Aragorn, lors de son couronnement, a 87 ans, et il vivra environ 100 ans de plus au côté de son épouse. Celle-ci fait le choix du sacrifice par amour, en renonçant à son immortalité. Avec les couples Beren/Luthien et Tuor/Idril, ils forment des images plus ou moins distantes de Tristan et Iseut, qui mériteraient un développement plus long[2].


Beaucoup d’incarnations du pouvoir royal ont chez Tolkien un aspect négatif ou passif : Thingol, l’ange déchu Morgoth qui se rêve en dieu-roi pour les légendes antérieures, puis Sauron, qui fait de même, Denethor qui est l’intendant du Gondor en l’absence du roi légitime, le roi du Rohan Theoden avant d’être réveillé par Gandalf, et même les rois elfiques qui n’interviennent pas dans Le Seigneur des Anneaux, relégués au rang de conseillers voire d’observateurs.


Aragorn, lui, incarne le Roi qui reviendra. En lui se retrouve bien évidemment la figure mythique d’Arthur, dont les Bretons attendent toujours le retour. Cette filiation perce jusque dans le nom de son père, Ar[a]thor[n], et est doublée par le lien qu’il entretient avec Gandalf, autre Merlin. Surhumain de par son origine en partie surnaturelle – héroïque diraient les Grecs – puisqu’il est un Semi-Elfe, mais aussi de par ses prouesses et sa longévité, il trace son ascendance, via les Dúnedain, jusqu’à la légendaire Númenor, image de Thulé ou de l’Atlantide engloutie par les flots pour en punir les habitants. Voulant échapper à la mort, à leur nature humaine, et désirant rejoindre les dieux, les Númenóréens corrompus par Sauron ont cédé à l’hybris, la démesure, faute ultime aux yeux des anciens Grecs. Au-delà du parallèle mythologique, Tolkien est allé jusqu’à glisser cette référence dans les langages qu’il créé, puisqu’il développe pour l’une de ses langues le terme « Talát » qui signifie la chute, et dont l’étymologie fictive mène à « Atalante », vocable directement lié à la chute de Númenor. Il parle également dans l’une de ses lettres de son « obsession de l’Atlantide » : « Cette légende, ou ce mythe, ou ce souvenir confus de l’Histoire ancienne m’a toujours troublé. […] J’ai à plusieurs reprises dessiné ou écrit de mauvais poèmes à ce propos. Lorsque C.S. Lewis et moi avons tiré au sort, et qu’il fut décidé qu’il écrirait un voyage dans l’espace et moi un voyage dans le temps, j’ai commencé un livre avorté, un voyage dans le temps qui était censé s’achever avec la submersion de l’Atlantide, à laquelle devait assister mon héros. L’Atlantide devait s’appeler Númenor, le Pays de l’Ouest. »


Aragorn sait aussi accorder de la valeur à ceux qui s’en montrent dignes plutôt qu’à une pure noblesse de sang, restaurant une véritable forme d’aristocratie (formé du grec, « aristos » et « kratos », qui signifie le règne des meilleurs), ainsi que le faisait Arthur en acceptant à sa cour des chevaliers selon leurs prouesses et sans forcément connaître leur lignage. Comme c’est souvent le cas des chevaliers dans les romans médiévaux, le plus célèbre étant Lancelot surnommé le Chevalier de la charrette, Aragorn est anonyme au début du récit et surnommé Grand-Pas. Il se révèle peu à peu, assumant son héritage aux yeux de tous, et vainc la mort à plusieurs reprises, en guérissant Frodo, en soumettant les fantômes de ceux qui avaient trahi leur serment, puis en sauvant Faramir et Eowyn, qui l’appellera « mon suzerain et guérisseur ». Il est un roi thaumaturge, révélant sa nature ainsi que l’explique l’infirmière Ioreth, qui est celle qui rappelle les vieilles légendes en disant que « les mains du roi sont celles d’un guérisseur ». Sans doute peut-il aussi guérir les écrouelles, comme nos rois jadis ?


La figure du roi et la fertilité sont indissociables dans notre histoire, le sacre pouvant être une forme de renouveau. Il l’est en tout cas dans Le Seigneur des Anneaux. Le Gondor se meurt après bientôt 1 000 ans sans roi. Au début formé de deux entités tel l’Empire romain, avec l’Arnor au Nord-Ouest et le Gondor au Sud-Est, il tombe en décadence et l’Arnor semble définitivement perdu. Ne reste que le second, comparé par l’auteur dans une de ses lettres à une « fière, vénérable, mais de plus en plus impotente [Byzance] ». « Nous sommes un peuple en décadence, un automne sans printemps », dit d’ailleurs Faramir. Aragorn restaure l’ordre naturel, le lien qu’incarne le Roi dans l’imaginaire indo-européen entre un peuple et le divin. Son règne est une nouvelle période de paix et de prospérité, marqué par le retour du Sacré. Tolkien explique, dans une lettre de 1954, que « lorsque les ‘Rois’ s’éteignirent, il n’y eut plus d’équivalent de ‘clergé’, les deux étant synonymes dans les conceptions numénóréennes. Par conséquent […] il n’[y] avait, au temps de la Guerre de l’Anneau, ni culte ni lieu saint consacré. […] On apprend plus tard qu’avait existé un ‘lieu saint’ sur le Mindolluin, que seul le Roi pouvait approcher, […] mais il était tombé dans l’oubli. Ce fut Aragorn qui y entra de nouveau, et il y trouva un rejeton de l’Arbre Blanc, qu’il replanta dans la Cour de la Fontaine. On peut présumer qu’avec le renouveau de la lignée des rois-prêtres […], le culte de Dieu allait renaître. »


L’un des symboles qui permet à ceux qui doutent de reconnaître Aragorn en tant que roi légitime est son épée. Héritage du premier roi de Númenor, son ancêtre Elros, l’épée Narsil (« Feu de Lumière ») est transmise depuis plusieurs millénaires avant d’être brisée à la fin du Second Âge, lorsque son propriétaire, Elendil, est tué par Sauron. Le tronçon de l’arme est ramassé au cours de la bataille par son fils, Isildur, et utilisé pour vaincre son adversaire. Les morceaux sont conservés et préservés, là encore pendant plusieurs milliers d’années, jusqu’à ce qu’Aragorn la fasse reforger, symbolisant le renouveau de la lignée royale qui seule est digne de la porter. Il la renomme à cette occasion Anduril, la « Flamme de l’Ouest », et la fait décorer de gravures représentant le Soleil, la Lune et les étoiles, ainsi que « de nombreuses runes ». Boromir, chevalier du Gondor, arrive à Fondcombe pour le conseil d’Elrond suite à un rêve prophétique de son frère Faramir, qui lui indiquait de chercher « l’Epée qui fut brisée ». Symbolique, par le fait qu’elle représente la royauté d’essence divine, mais aussi qu’elle soit la seule arme crainte par Sauron – ne serait-ce pas justement car elle est portée par le roi légitime ? –, elle possède également des propriétés magiques. Elle émet un éclat de lumière blanche et peut fendre les armures : « Mais comme l’orque jetait le tronçon et dégainait vivement son cimeterre, Anduril s’abattit sur son heaume. Il y eut un éclat comme d’une flamme, et le heaume s’ouvrit en deux. »


L’épée d’Aragorn, en rappelle d’autres, tout aussi fameuses. Gram, l’épée de Sigmundr qui la retire du tronc d’un arbre, et qui est elle aussi brisée puis reforgée par son fils, Siegfried. Ce dernier s’en servira pour vaincre le dragon Fáfnir, dans une légende racontée dans un poème de l’Edda et dans la Völsunga saga, mis en musique par Richard Wagner dans Der Ring des Nibelungen. Mais aussi Excalibur, l’épée magique tirée du rocher par le roi Arthur, Caladbolg, épée de Fergus mac Róich, roi mythique d’Ulster, Joyeuse, celle de Charlemagne, et bien sûr Durandal, l’arme de Roland, dont la légende veut qu’elle vienne d’un ange. L’épée est un symbole solaire, viril, de vertu morale et spirituelle, de noblesse et de civilisation, qui supplante à partir de l’Âge du Bronze les massues et marteaux. C’est l’arme de la justice et de la chevalerie, qui sert à adouber, c’est à dire à reconnaître la dignité d’un nouveau pair, encore portée en apparat jusqu’à aujourd’hui, au sein de l’Académie française par exemple, pour représenter la noblesse d’un statut et un statut de noblesse.


Et d’ailleurs, quelle place a la magie dans l’univers de Tolkien ? Elle est complexe, subtile, et certainement pas un outil qui sert à résoudre des problèmes. Elle est la marque du sacré et du surnaturel, tels les dieux bien sûr, les magiciens Gandalf et Saruman, Aragorn comme nous l’avons vu puisqu’il est en partie d’ascendance divine… Elle est réservée à ces êtres, ou aux objets que ceux-ci fabriquent : armes et armures, Anneaux de Pouvoir, les Palantíri ou bien la Fiole de Galadriel pour n’en citer que quelques-uns.


Les créatures peuplant la Terre du Milieu, qui aujourd’hui et grâce à Tolkien font partie du registre banal du merveilleux, sont également tirées de la mythologie païenne. Les trolls, qui viennent de la mythologie nordique et sont pour la première fois mentionnés dans l’Edda de Snorri, ou bien les Orques, inspirés du terme « Orc » que l’on trouve pour désigner des mort-vivants dans le poème Beowulf. Les nains et les elfes sont également des créatures de la mythologie scandinave, ces derniers étant des êtres surnaturels lumineux, dont le nom proviendrait de la racine indo-européenne « albh » qui signifie « blanc », et sur lesquels règne le dieu Freyr. Les elfes se retrouvent également dans la mythologie celtique. Les dragons, connus en Europe à travers toute l’histoire mais notamment par le dragon gardant la Toison d’Or, que défait Jason, et par Jörmungandr, le serpent gigantesque qui entoure le monde et qui sera tué par Thor lors du Ragnarök, la fin des temps, emportant avec lui le dieu de la foudre. Bien que son image puisse parfois être ambigüe, le christianisme a fait du dragon la représentation même du Mal, la Bête de l’Apocalypse, incarnation de Satan et… un symbole du paganisme à pourfendre, vaincu entre autres par Saint Michel et Saint George.


-Valoë Frimas-
(Mémoire de fin de cycle de formation ILIADE
Promotion Don Juan d’Autriche, 2016/2017)




L'importance des Elfes dans le Seigneur des Anneaux:
Les Elfes sont essentiels en raison de leur histoire avec les pouvoirs de l'Anneau et du passé qu'ils représentent. En bref, les elfes sont le bon côté de l’histoire et Sauron est la moitié perverse. Les hommes représentent le présent et l'avenir, ainsi que les Hobbits qui sont vraiment un facteur inattendu du destin. 
Les Elfes ont été les premiers à forger les Anneaux. Pas Sauron, pas les hommes. C'étaient les premiers enfants d'Illuvitar, et ils étaient censés être les premières races sensibles de la Terre du Milieu (les Nains et les Ents étant en quelque sorte des demandes spéciales d'Aule et de Yavanna, et la plupart des autres créatures étant des Maiar ou des esprits). Ils sont très particuliers au légendarium de Tolkien, car ils représentent un mystère et un pouvoir qui font partie intégrante du passé du monde de Tolkien et du charme de l'histoire elle-même. 
Les elfes de la trilogie sont en déclin, car une grande partie de l'histoire est en train de se perdre. L'histoire du premier âge, d'où Sauron est issu. L’histoire de Numenor, résultat indirect des grandes batailles du même âge, et l’amour de Beren et de Luthien, une ultime forme d’union entre hommes et elfes, et tout ce qui a suivi. Les Noldor, en particulier, ont façonné l'avenir des hommes avec leurs propres actes. 
Dans ce contexte, les derniers refuges des elfes sont placés. Dans un certain sens, les premiers seigneurs des anneaux, les Elfes, sont ceux qui affrontent la tension la plus tragique de l'histoire, ou le Cantique d'Illuvitar. Parce qu’ils doivent choisir entre perdre leurs derniers souvenirs et leurs identités et partir pour l’Occident, ou s’abattre sur Sauron. Contrairement aux hommes, leur histoire n’est pas une histoire de renaissance et de montée, ni d’héroïsme chez les Hobbits, ni de restauration de souvenirs comme les Nains. Ils ont l'histoire la plus triste, celle de la repentance pour leur Serment de Feanor (de cette souche de Celebrimbor), leurs erreurs, leurs grandes actions, tout cela est lié à Sauron, et en enlevant Sauron, ils enlèvent leur propre histoire et leur propre pouvoir, qui est malheureusement lié à eux. 
En bref, ce sont les Elfes qui rendent le Seigneur des Anneaux une histoire triste, car ce sont les sacrifices qu’il faut faire pour réparer le mal de Sauron.


Les contes de Fées:









Tolkien suggère que les contes de fées permettent au lecteur de passer en revue son propre monde selon la "perspective" d'un monde différent. Ce concept, qui partage beaucoup de points communs avec la phénoménologie, est appelé «récupération» par Tolkien, en ce sens que ses hypothèses incontestées pourraient être récupérées et modifiées par une perspective extérieure. Deuxièmement, il défend les contes de fées comme offrant au lecteur un plaisir d'évasion, en justifiant cette analogie: un prisonnier n'est pas obligé de penser à autre chose qu'aux cellules et aux gardiens. Troisièmement, Tolkien suggère que les contes de fées peuvent apporter une consolation morale ou émotionnelle par le biais de leur fin heureuse, qu'il qualifie de "eucatastrophe".


La trilogie est aussi une "philosophie" - en ce sens que Tolkein nous présente la sienne. Même si le lecteur plus averti des livres traduit ce qu'il lit dans sa propre version de l'histoire, ce que Tolkein souhaite réaliser lorsque nous lisons les livres, nous prenons également conscience de sa "vision du monde".


Et sa "vision du monde" n'est pas simplement un fantasme qu'il partage avec nous. Il y a plusieurs exemples de cela dans l'histoire. En voici un.


Lorsque Gollum revient chercher Frodon et Sam endormis et que Gollum se reconstitue en Smeagol, la scène qui suit est l'une des plus pénibles du livre, pour le lecteur astucieux. Le thème est "chrétien" - pour que le "monde soit sauvé", Smeagol doit encore mourir, même après qu'il a rétracté son péché, et même lorsque c'est Sam, par ailleurs "innocent", qui le soupçonne toujours de faire le mal. Et à la fin, le monde sera toujours sauvé, à cause de la tendance du mal à se détruire lui-même, et parce que même Morgoth et Sauron, également à leur manière, "enfants de Dieu" comme les elfes et les hommes, n'ont pas été créés mauvais. Nous n'avons pas besoin que Frodon fasse un rêve dans la maison de Bombadil pour nous dire que sa conviction est au centre de sa trilogie est la conviction "chrétienne" que Frodon peut toujours être "sauvé",


Donc, pour comprendre les elfes, nous devons regarder les indices que Tolkein lui-même nous donne à propos de son "monde alternatif", à la fois dans la trilogie et dans le Simarillion. Ils ne sont rien de plus que le "peuple immortel" de notre passé - le "peuple étoile" qui est venu dans les vaisseaux spatiaux sur une nouvelle Terre et a préparé le monde pour nous.


Et dans ce contexte, il est clair que, à bien des égards, les Elfes correspondent aux Juifs, tout comme les Hobbits et les Hommes (ils sont fondamentalement la même chose) correspondent aux Chrétiens. Les Juifs ont «préparé» la voie pour les chrétiens.


Dans ce contexte, vous pourriez même faire un parallèle avec Palestine et Elvenhome, où les "demi-elfes" doivent choisir s'ils sont ou non d'accord sur le fait que Christ était le Messie et meurent (c'est-à-dire VIVANTS), ou s'ils doivent être «bannis» dans un endroit où ils devraient «disparaître» et où seuls quelques chrétiens «choisis» (des mortels comme Bilbo, Frodo et Sam, le père d'Elrond) sont autorisés à y aller.


Sauf que Tolkein avait mis en garde de vouloir forcer l'analogie - puisque le père d'Elrond est clairement décrit comme visible dans le ciel - c'est-à-dire en orbite autour des "mers courbées" que la Terre païenne, auparavant plate, est devenue.



Les elfes ne sont que des «immortels» hors de notre passé - ils sont notre mythologie collective - qu'ils soient du type 'Freya' du Nord de l'Europe pour lequel Tolkein était un spécialiste. [...]
source:
https://www.quora.com/Why-are-elves-important-in-the-Lord-of-the-Rings-tril…



 
 
Tolkien contre le mal:
Une littérature de qualité est excellente car elle peut afficher de grands thèmes de l’existence humaine. Le Seigneur des Anneaux parle beaucoup de la nature du mal et de la manière dont il devrait être combattu. En particulier, il est question du mal d'un puissant dictateur qui veut conquérir le monde et imposer ses vues à tout le monde. Il est aidé par des sbires, qui sont également vraiment pervers, et par de vastes armées, dont certaines sont également perverses, mais dont certaines sont conscrites.


C'est un mal qui s'est produit plusieurs fois dans l'histoire humaine. Gengis Khan, les croisades, les Ottomans, les Américains contre les Amérindiens, etc. Il semble que Hitler et les nazis constituent l'une des comparaisons les plus justes avec Sauron et son régime. Mais ce n'est pas par la conception de Tolkien. Je pense qu’il est plus juste que, à notre époque, Hitler a été l’un des leaders les plus manifestement pervers.



Mais la grande chose à propos de SdR est que vous pouvez trouver des parallèles avec beaucoup de choses dans la vie. Il parle de ces grands thèmes d'une manière belle et pertinente, et vous pouvez mieux apprendre à gérer la vie en la lisant.


source:
https://www.quora.com/Can-lord-of-the-rings-be-linked-with-Hitler-Sauron-Na…



 
 
 
 
 
 

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Dernière édition par Veigsidhe Karvgwenn le Jeu 22 Nov - 19:44 (2018); édité 1 fois
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MessagePosté le: Jeu 22 Nov - 19:27 (2018)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 22 Nov - 19:29 (2018)    Sujet du message: Tolkien et le Druidisme Nordique des îles Okney (Mythologie) Répondre en citant

Pendant longtemps je n'ai pas aimé Tolkien, niveau littérature, et puis il a fallu que je le voie au cinéma, pour revenir sur ma lecture et y trouver des choses trés intéressantes. 

Merci de cet article.
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MessagePosté le: Jeu 22 Nov - 19:32 (2018)    Sujet du message: Tolkien et le Druidisme Nordique des îles Okney (Mythologie) Répondre en citant

De rien j'aime beaucoup cette histoire qui reprend des sources Nordiques et Celtiques et que je trouve pertinente par rapport a la forme de Druidisme que je suis et ça fait lien avec notre époque contemporaine. 
Il y a de quoi écrire sur le sujet. J'aime beaucoup Tolkien.  Wink
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MessagePosté le: Jeu 22 Nov - 19:46 (2018)    Sujet du message: Tolkien et le Druidisme Nordique des îles Okney (Mythologie) Répondre en citant

Je l'ai réellement re découvert avec les films et je dois dire que c'est assez fascinant oui.
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MessagePosté le: Ven 23 Nov - 15:31 (2018)    Sujet du message: Tolkien et le Druidisme Nordique des îles Okney (Mythologie) Répondre en citant

Et bien moi qui suis une fan absolue de l'oeuvre de Tolkien (nous avons presque tous ses livres à la masion) et du Seigneur des Anneaux je suis ravie ^^...Merci pour le partage !!!!!!! Okay Okay Okay Okay
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MessagePosté le: Sam 24 Nov - 12:38 (2018)    Sujet du message: Tolkien et le Druidisme Nordique des îles Okney (Mythologie) Répondre en citant

Entre Fans de Monsieur Tolkien et de ses oeuvres on ce comprend.  Okay
Tout comme la Mythologie Celte ou Nordique, ou encore des textes comme les Eddas, on retrouve toute cette âme en lien avec la nature et les valeurs de la vie qui nourris notre imaginaire et nous fait grandir Je trouve. Et peut importe l'Epoque, que ce soit Sigurd, Beowulf, Cu chulainn, Finn MacCumhaill, Le Roi Arthur ou Aragorn on a tous besoin de Héros. 






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MessagePosté le: Aujourd’hui à 09:48 (2018)    Sujet du message: Tolkien et le Druidisme Nordique des îles Okney (Mythologie)

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